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Mesure et ROI

Mesurer le ROI d'une campagne d'influence : CPM, coût d'acquisition, clics et codes promo

Une campagne d'influence se mesure, à condition de le préparer avant la publication. Voici la méthode que j'applique à ma propre marque, avec les formules et les pièges à éviter.

Par Eva, cofondatrice d'Uprise · · 4 min de lecture

En plus d'être créatrice, je dirige ma propre marque. Chaque mois, je regarde le CPM, le coût d'acquisition et le retour sur investissement de chaque canal, influence comprise. C'est cette rigueur que nous appliquons chez Uprise : une campagne d'influence n'est pas un coup de visibilité, c'est un investissement dont on doit pouvoir dire ce qu'il a rapporté.

Avant tout : un objectif, un indicateur principal

La première erreur est de juger une campagne de notoriété sur ses ventes, ou une campagne de ventes sur ses likes. Choisissez un indicateur principal avant de lancer :

  • Notoriété : vues, portée, coût pour mille vues (CPM).
  • Trafic : clics sur le lien, coût par clic.
  • Ventes : codes promo utilisés, commandes suivies, coût d'acquisition, retour sur investissement.
  • Lancement : un mélange des trois, sur une période courte.

Les formules à connaître

CPM : le coût pour mille vues

CPM = coût de la collaboration ÷ nombre de vues × 1 000

Il permet de comparer l'influence à vos autres achats média. Utilisez les vues réelles relevées dans les statistiques de la créatrice, pas une estimation fondée sur les abonnés.

Coût par clic

Coût par clic = coût de la collaboration ÷ nombre de clics sur le lien

Les clics se lisent dans les statistiques des stories (clics sur le sticker lien) et dans votre outil d'analyse grâce à un lien suivi.

Coût d'acquisition (CPA)

Coût d'acquisition = coût de la collaboration ÷ nombre de nouveaux clients

C'est l'indicateur le plus parlant pour une marque qui vend. Comparez-le à ce qu'un client vous rapporte : si vous connaissez sa valeur sur la durée (et pas seulement sa première commande), vous savez jusqu'où vous pouvez aller.

Retour sur investissement

ROI = (marge générée − coût de la campagne) ÷ coût de la campagne

Calculez-le sur la marge, pas sur le chiffre d'affaires : une campagne qui génère beaucoup de ventes à faible marge peut être moins rentable qu'elle n'en a l'air.

Mettre en place le suivi avant la publication

  1. Un code promo par créatrice. C'est la méthode la plus robuste : elle capte aussi les personnes qui achètent plus tard, sur un autre appareil, sans cliquer.
  2. Un lien suivi par créatrice et par format. Ajoutez des paramètres UTM (source, support, campagne) pour retrouver le trafic dans votre outil d'analyse.
  3. Une date de relevé fixée à l'avance. Demandez les captures des statistiques natives à J+2 pour les stories (elles disparaissent après 24 h) et à J+7 ou J+30 pour les Reels et vidéos.
  4. Une période d'observation réaliste. Les ventes liées à l'influence continuent souvent plusieurs jours après la publication, surtout avec un code promo.

Ce que montrent des campagnes réelles

Quelques résultats de campagnes récentes d'Eva Travel, anonymisés, pour illustrer ce que l'on peut suivre :

  • Compléments alimentaires, stories et Reels de juin à octobre 2026 : 149 K€ de chiffre d'affaires associé et plus de 1 000 clics en stories, d'après le tableau de bord de la marque.
  • eSIM de voyage, stories avec lien et code promo, partenariat au long cours : plus de 10 millions de vues générées, plus de 10 000 clics sur le lien et plus de 457 codes promo utilisés, cumulés sur toute la durée du partenariat.
  • Lingerie, une seule story avec lien en 2026 : 865 clics.
  • Grande enseigne de sport, TikTok en 2026 : 1,7 M de vues, classée parmi les meilleures performances de la campagne par l'agence de la marque.

Ce qui frappe dans ces exemples : les résultats les plus solides viennent de partenariats suivis dans le temps, avec un lien et un code dédiés dès le départ.

Les pièges à éviter

  • Juger sur une seule publication. La confiance se construit : la deuxième ou troisième prise de parole convertit souvent mieux que la première.
  • Oublier l'effet indirect. Une partie des acheteurs ira directement sur votre site ou en boutique sans code ni lien. Comparez vos ventes globales avant, pendant et après.
  • Comparer des campagnes aux objectifs différents. Un lancement et une opération de fidélisation ne se lisent pas avec les mêmes chiffres.
  • Se fier aux abonnés. Seules les vues et les actions réelles comptent dans le calcul.

Le bilan que vous devez recevoir

À la fin de chaque campagne Uprise, la marque reçoit un bilan avec, pour chaque créatrice et chaque contenu : vues, interactions, clics, codes promo utilisés quand la marque nous les transmet, et une recommandation pour la suite (garder, ajuster le format, changer de créatrice). C'est ce qui permet de construire des partenariats qui durent parce qu'ils rapportent.

À retenir
  • Un objectif, un indicateur principal : CPM pour la notoriété, coût par clic pour le trafic, coût d'acquisition pour les ventes.
  • Code promo et lien suivi par créatrice, relevé des statistiques à date fixe.
  • Calculez le ROI sur la marge et sur la durée du partenariat.

Pour construire un budget cohérent avec ces indicateurs, lisez ce qui fait le prix d'une collaboration.

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